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Yokainoshima, invoquer des esprits ?

Par Filière L, publié le mardi 20 novembre 2018 21:04 - Mis à jour le mardi 20 novembre 2018 21:04
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Nouvelle contribution d'élèves de TL ayant croisé le chemin des esprits du Japon au Musée des Confluences : Yokaï, Kami, Kitsune et Oni imprégnent-ils le quotidien ? Pourquoi donc ?

« Yokainoshima » est une exposition qui s’articule autour des esprits du Japon et des liens qu’ont les japonais avec ces esprits.

 

Au début du parcours, cinq raisons d’invoquer les esprits sont présentées. Ce n’est qu’à des fins bénéfiques bien que ce soit pour l’abondance des récoltes, la guérison, la chance, la prospérité ou la protection. Cependant, les japonais ne pratiquent pas le culte monothéiste et leurs croyances s’articulent autour d’un regroupement de religions spirituelles qui sont le Shintoïsme, le Bouddhisme et le Taoïsme qui permettent d’engendrer une spiritualité particulière répondant à un besoin d’expliciter le milieu dans lequel vivent les japonais.

 

Le culte traditionnel japonais est centré autour des esprits, que ce soient ceux de la nature ou des objets du quotidien qui sont les Kami ou alors les créatures fantastiques qui tirent vers les démons comme les Yokai, mais on peut mais on peut aussi parler des Kitsune (esprits renards) qui peuvent être bénéfiques ou maléfiques ou encore des Oni. Les esprits sont invoqués tout le temps pour tout, que ce soit pour les vivants, les morts, les récoltes, la santé mais sont surtout invoqués pour éloigner le mal et les présences malfaisantes et démoniaques.

 

Mais, pour éloigner les esprits maléfiques et avoir la protection des esprits bénéfiques, il faut, dans le syncrétisme japonais, respecter les traditions que ce soit pour les rituels, les pélerinages ou les offrandes. Mais le culte spirituel japonais n’est pas obligatoirement imposé mais traditionnellement appliqué.

 

Dans l’esprit bouddhiste, on apprend à travers les quatre vérités, que l’on peut vivre avec une souffrance jusqu’à ce que cette dernière n’en soit plus une bien que son souvenir reste présent car les quatre vérités sont : la souffrance des êtres vivants, l’existence de la cause de cette souffrance dans les actes passés, la possibilité de faire disparaître ses causes et l’existence d’une voie menant à la disparition de la souffrance.

 

Les japonais ont beaucoup de porte-bonheur pour garder un lien constant avec les esprits, pour que leurs vœux se réalisent, pour que le mal reste loin d’eux. Nous pouvons prendre exemple sur certaines figurines rondes aux yeux blancs qui représentent le moine indien Daruma qui, selon la légende, a perdu l’usage de ses bras et jambes après une méditation de neuf ans. Cette figurine sert à la réalisation d’un vœu, on peint un œil lors du souhait et l’autre lors de la réalisation de ce souhait.

 

Pour finir, nous allons parler de Charles Fréger car cette exposition est la sienne. Charles Fréger est un photographe qui voulait explorer le monde rural japonais et ses traditions avec la nature. Il aura fait, au total, cinq voyages. Il a cherché à représenter les traditions qui rythment la vie des habitants et de la terre qu’ils foulent et travaillent car ils sont extrêmement conscients de la vitalité de la nature. Il a réussi à représenter une humanité terrienne et fantastique.

Solenne, Marine