Histoire

Histoire de l'environnement du lycée

Publié le jeudi 21 septembre 2017 08:41 - Mis à jour le jeudi 21 septembre 2017 08:41

Le Parc de Beauregard

Parc à l’italienne, composé de 3 terrasses :

  • Terrasse de Gadagne : jardin romantique autour des ruines de la maison de maître
  • Grand Jardin : Orangerie et Nymphée
  • Bas jardin : jardin potager Renaissance

 

Histoire du domaine :

1472 : première mention d’une maison forte

26 avril 1526 : Jacques d’Amoncour – chanoine-comte de l’église de Lyon – vend le domaine à Pierre de Gadagne, Seigneur de Beauregard

A partir de 1550 : aménagement de la maison forte en maison des champs, fortement influencé par l’architecture italienne (les Guadagni sont de riches banquiers de Florence)

26 juin et 6 juillet 1564 : visite de la cour de France : le roi Charles IX, Catherine de Medicis, le Duc d’Anjou (futur Henri III) et Henri de Navarre (futur Henri IV). De somptueuses réceptions sont organisées à Beauregard, au Château de la tour et au grand Perron à Pierre Bénite

Mars 1589 : Christine de Lorraine – épouse de Ferdinand de Toscane – vient loger à Beauregard en allant à Florence

1595 : après le décès de Thomas, le château se compose de trois allées en U avec galeries : deux allées sont réservées à l’habitation et une aux services

1638 : aménagement de certaines parties des terrasses

1661 : la veuve de Claude de Gadagne – Eléonore de Coligny – criblée de dettes, vend le domaine à Michel de Fisicat

Dès 1662 : Michel de Fisicat entreprend de grands travaux et fait appel à Martin Hendricy (Liège 1614 – Lyon 1665) « maître sculpteur de l’Hôtel Commun de Lyon ». Il construit l’escalier entre la 1ère et la 2ème terrasse avec réaménagement du nymphée (qui date du 16ème siècle), l’escalier en anse de panier entre la 2ème et la 3ème terrasse (démolie en 1813) et le bassin de la 2ème terrasse

1681 : construction d’un portail de pierre, probablement sur les dessins d’Hendricy

Carte de Cassini (extrait) – XVIIIème siècle

A la Révolution : Jean-François de Fisicat est arrêté et guillotiné en 1793. Son fils – François – sera maire de Saint-Genis-Laval de 1805 à 1810

1803 : morcellement des terrains : l’allée des Tilleuls devient l’avenue de Beauregard. Un bassin d’irrigation devient le lavoir de la Platte. Le Colombier (visible aujourd’hui) est séparé du domaine

19ème siècle : Grâce aux familles Thibaudier et Ricard, l’exploitation agricole connaît un grand développement : les vins sont vendus en Suisse et les pêches sont servies dans les restaurants de Lyon. Monsieur Thibaudier a été maire de 1871 à 1872 et Franck Ricard de 1896 à 1914

1942 : par défaut d’entretien, le château se détériore

1943 : le jardin d’agrément est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques

1978 : la commune de Saint-Genis-Laval achète le domaine à Jean Ricard. Sur les terres agricoles sont installés des terrains de sport et le jardin d’agrément devient un parc de loisir

1997 : première rentrée au lycée de Beauregard, futur lycée Descartes.

 

Implantation du lycée à côté du Parc de Beauregard

Les architectes lyonnais Didier-Noël Petit et Pierre Le Bouar ont conçu un bâtiment tout en longueur, avec la volonté de respecter la beauté et la nature des espaces dans lesquels il s’inscrit. Ainsi, organisé en trois strates horizontales reliées par une rue intérieure, il accompagne la géométrie du lieu et la pente naturelle du terrain.

 

 

Conformément à la volonté des Bâtiments de France, les toits sont recouverts de pergolas en Redcédar, un bois américain, afin de mieux s’intégrer au paysage.

 

Et en remontant encore plus dans l’histoire

Quelques photos aériennes du site de Beauregard :

 

Mars 2012

Photo GoogleEarth

Juin 1996

Photo Géoportail

Juin 1954

Photo Géoportail

 

 

Le bloc de granite situé devant l'entrée du parking, exhumé à la construction du lycée lors des travaux de terrassement, témoigne du passé géologique du site. C’est un bloc erratique, transporté depuis les Alpes par les glaciers lors de l’épisode glaciaire du Riss (maximum il y a 20 000 ans). Le sous-sol du lycée est constitué de moraines argileuses ou caillouteuses, c'est-à-dire des dépôts laissés par le glacier lors de sa fonte. Les limites des moraines permettent de déterminer l’extension maximale des glaciers.

 

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