Témoignages d'anciens

Témoignages des anciens de Descartes

Par Filière L, publié le jeudi 18 juin 2015 19:37 - Mis à jour le jeudi 11 février 2016 16:54

4. Que disent les anciens élèves de L du lycée Descartes ?

La filière L

Littérature, philosophie, langues, autant de matières qui font penser que la « L » c’est pour « les nuls en maths ». La filière L c’est aussi et surtout un apprentissage qui servira tout au long de sa vie. Une manière de penser. On apprend à réfléchir, à mener à bien une réflexion, à la construire et à l’écrire.

Après deux terminales littéraires et huit heures de philosophie par semaine, une année de faculté de sociologie / anthropologie, je m’épanouis aujourd’hui en formation d’assistante sociale.  Je peux dire que la filière L m’a apporté bien plus qu’une simple culture générale. Je n’ai aucune difficulté à construire et rédiger les écrits demandés dans le cadre de mon diplôme : c’est un atout non négligeable dans le domaine des sciences humaines et sociales qui nécessitent beaucoup d’écrits développés et structurés autant  durant les études, que professionnellement ensuite.

La croyance populaire selon laquelle il y a peu de débouchés avec un baccalauréat littéraire paraît complètement erronée une fois ce dernier obtenu. Bien des portes s’ouvrent à ces bacheliers qui ont acquis une certaine logique, différente de celle des autres filières, mais tout aussi bénéfique pour la suite de leurs études dans les domaines qui s’y prêtent.

Justine

 

Une nouvelle fenêtre sur le monde

"          J'ai décidé d'aller à l'encontre des préjugés et idées reçues sur la filière et d'intégrer la classe littéraire parce que je sentais qu'elle était faite pour moi. Ou que j'étais faite pour elle..

Petite, j'avais le nez plongé dans les bouquins, j'ai toujours su que je me consacrerai à cela. Avoir une âme de littéraire, c'est avant tout avoir une certaine ouverture d'esprit, une sensibilité développée dans certains domaines, un goût pour l'expression orale ou écrite, une passion pour les langues...

A mon époque déjà on voyait les L comme des paresseux, des babas cools, des personnes atterries là par défaut, parce qu'elles n'aimaient pas les maths et/ou les matières scientifiques. C'était bien loin d'être le cas dans ma classe, nous étions curieux, dynamiques et travailleurs.

Entrer en classe littéraire nous a fait ouvrir, à mes camarades et moi-même, une nouvelle fenêtre sur le monde, et nous a permis de développer nombre de qualités et des compétences qui nous serviront, je le pense, toute notre vie. Pour ma part, elle m'a permis d'acquérir des bases passionnantes en philosophie, de développer mon amour des langues en partie grâce à l'option "anglais appliqué" que j'avais choisie. J'ai bénéficié d'une ambiance de travail privilégiée grâce à un petit nombre d'élèves. Ces deux années ont été extrêmement enrichissantes et ont terminé ma scolarité en beauté.

A présent, je suis étudiante en deuxième année de communication à l'ISCOM de Lyon. C'est grâce aux connaissances acquises en L que mon projet professionnel se met peu à peu en place. Je pense me tourner vers le métier de conceptrice/rédactrice, qui demande créativité, subtilité et curiosité.

 

A tous nos potentiels descendants, ne vous laissez pas influencer par des préjugés, et demandez-vous ce pour quoi vous êtes vraiment fait. Si vous vous reconnaissez une âme de littéraire, foncez ! En lisant entre les lignes, force est de constater que deux années en classe littéraire restent longtemps gravées."

Natacha

 

« Je n'ai jamais douté de ma filière »

Je suis allée en L par choix. L'enseignement de la philosophie fait partie des cours qui me semblent indispensables pour comprendre le monde d'aujourd'hui. Je suis actuellement en deuxième année de journalisme à l'IUT de Lannion, établissement public reconnu par la profession. Faire un bac littéraire, ce n'est pas uniquement faire du français. C'est apprendre à construire une réflexion argumentée, c'est apprendre le passé (avec un programme d'Histoire-Géo important) pour tenter de mieux cerner les enjeux actuels. C'est aussi mettre l'accent sur les langues, aujourd'hui nécessaires pour renter dans le monde du travail (de plus en plus d'entreprises demandent une parfaite maîtrise de l'anglais, voire même d'une autre langue).

Je reste convaincue des mérites du bac L, qui apporte une vraie ouverture d'esprit, et qui est loin d'être décrié par les enseignants du supérieur dans le domaine du journalisme pour ne citer que mon exemple. »

Valentine

 

J'ai choisi de suivre une filière L parce que j'aime lire et écrire, parce que j'aime les auteurs, la façon dont leurs écrits ont un impact sur la société de leur époque, leur histoire, leur mythe. La filière L est une des rares qui soit aussi polyvalente, car elle touche à tout, aussi bien au cinéma qu'à la littérature, en passant par l'art et le théâtre. 

Ces études m'ont apporté une bonne culture générale, littéraire, historique ... Cela m'a aidée à savoir si je voulais continuer mes études ou pas, et quelles études je voulais faire. 

 Aujourd'hui, je suis en 2ème année de LLCE (langue littérature et civilisation anglaise (+ Commonwealth) et américaine), avec une option histoire du Moyen Age et des idées philosophiques du 9ème au 14ème siècle. 

J'aimerais aller vivre en Angleterre et ouvrir une librairie là-bas, ou bien faire de la photo.

Mélanie

 

Changements de parcours

J'ai fait ma première L et terminale L spécialité mathématiques entre 2008 et 2010 au Lycée Descartes. Filière qui, contrairement à ma seconde, m'a bien mieux réussi, y trouvant bien mieux mon compte.

Je me suis dirigé progressivement vers un dossier pour entrer en classe préparatoire qui s'est étoffé au cours de mes deux années en filière littéraire, que ce soit scolairement ou extra-scolairement. Et après obtention de mon baccalauréat avec mention en juin 2010, j'ai fait une année d'hypokhâgne au Lycée du Parc à Lyon, soit une première année de CPGE filière A/L option géographie. Plus précisément celle qui prépare à l'École normale supérieure de Lyon, LSH (Lettres / sciences humaines), celle qui s'intéresse à des domaines plus variés encore que l'ENS de Paris.

Une année qui fut décisive dans mon épanouissement, tant sur le plan des études pures que sur les autres : je me suis découvert de nombreux intérêts et forgé des atouts qui n'étaient pas ceux que j'avais au lycée.

J'ai néanmoins été amené, après avoir obtenu une double équivalence de L1 en lettres et philosophie à bifurquer vers l'université, où j'ai fait un an de L2 en philosophie. Année qui m'a permis de voir un autre pan des études et de la vie post-bac, tout autrement enrichissant.

Aujourd'hui, j'ai préféré laisser de côté ma licence de philosophie pour m'intéresser à un tout autre domaine où mes précédentes années d'études me donnent une position intéressante, la préparation sur une année de six écoles nationales supérieures des Beaux Arts, en ayant quitté Lyon pour Paris, peut-être pour une autre ville l'année prochaine.

Loin de considérer ces changements comme des ratés, mais plutôt des expériences à travers lesquelles j'ai trouvé une certaine constante pour la poursuite de mes études et de ma vie, je sais que le parcours débuté en filière L a été une précieuse voie d'entrée : c'est celle qui m'a permis à la fois de questionner et affirmer des sujets d'études variés, dans une curiosité du sens des choses au sens large.

Matthieu 

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