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La Terminale L-ES à Londres, III

Par Filière L, publié le lundi 8 mai 2017 12:17 - Mis à jour le lundi 8 mai 2017 12:21

Les élèves de T L-ES se sont rendus à Londres du 7 au 11 mars derniers. Ils en ont ramené des réflexions, impressions, travaux, images et interrogations qu'ils partagent peu à peu : suite des récits !

Le 10 mars 2017 nous avons eu l’occasion de visiter le British Museum, et notamment assister à l’exposition « Living and Dying » située dans la « Trust Gallery ». Cette exposition a pour but de montrer de quelle façon, à travers le monde, les hommes traitent la question de la vie et de la mort. Mais même si elle est commune à tous, tout les peuples n’en n’ont pas la même approche. Pour illustrer ces propos, nous prendrons pour exemple quelques-uns de ces peuples à travers le monde.

Commençons par ceux vivant près de l’Arctique : les Inuit. Les conditions de vie étant particulièrement rudes à cause du climat, les Inuits doivent entretenir une relation primordiale avec leur environnement, notamment avec les animaux,


pour pouvoir survivre. Cette relation est importante aussi bien pour leur bien-être physique que pour leur bien être spirituel. Elle découle en effet de leur culture, connue sous le nom de la culture de Thulé, vieille de 1500 ans. Originaire d’Alaska, elle s’est diffusée de par le Canada jusqu’au Groenland. Les populations du Grand Nord ont développé des outils de chasse sophistiquées pour augmenter leurs chances de survie ; outils basées sur l’ancienne connaissance des animaux marins et terrestres, leur permettant de chasser, par exemple, le phoque, le morse ou la baleine. Les Inuits apprennent également à varier leur régime alimentaire en fonction des saisons, par la pêche, la chasse aux caribous ou encore des oiseaux migrateurs. Mais pour chasser, il leur faut également pouvoir résoudre le problème du transport. Pour cela, en hiver,  les chasseurs utilisent le traîneau à chiens afin de pouvoir parcourir de très longues distances. Le froid extrême leur permet de se déplacer sur les grandes étendues d’eau gelées. En été, la glace ayant fondu, le traîneau laisse place au kayak. Nous pouvons voir que le rapport avec la Nature est vitale car il est à la base de la survie de ces peuples.

D’autres peuples utilisent ce lien avec leur environnement, comme ceux des Îles Salomon qui entretiennent cette fois une relation fondamentale entre la terre et l’océan. Ces deux milieux leurs sont hérités de leurs ancêtres, mais ils ne représentent pas que leur foyer : c’est aussi ce qui leur donne une identité. Beaucoup habitent dans  les forêts, car elle leur procure matériau pour leurs habitations, mais aussi nourriture, grâce à une connaissance des ressources qui se transmet de générations en générations. Mais les communautés héritent également d’importantes ressources dans les lagons et récifs. Ils y chassent le poisson, mais aussi le dauphin ; non seulement pour sa viande, mais aussi pour ses dents, utilisées comme monnaie. Dans les îles du sud-ouest, ces « hommes de la mer » échangent leur poisson aux habitants des terres pour du bois et de la nourriture. Les dons de la Nature ne sont donc pas les seuls éléments pour survivre : les échanges et l’entraide jouent un rôle majeur.

A travers le monde, la divination est un moyen utilisé pour prédire le futur et interpréter le passé, afin d’expliquer le présent. Guidés par les esprits, à travers le rêve ou la transe, ou par l’interprétation de signes, les devins tentent d’apporter des réponses aux questions des divers populations.

 

         Le Sri Lanka possède une longue histoire dans le combat contre les maladies : de nombreuses pratiques se sont développées grâce à de nouvelles techniques apportées par des migrants, des colons et des voyageurs. Mais le Sri Lanka a aussi associé l’ancienne médecine indienne, l’Ayurveda, avec les pratiques dramaturgiques et masquées du Bouddhisme dans le but de chasser les démons responsables des maladies. Cette cérémonie d’exorcisme pouvait durer une nuit entière, et était exécutée par un exorciste et des acteurs afin de contrôler le démon. La famille du malade prenait également part à la cérémonie. Des offrandes étaient faites pour les divinités et les acteurs, masqués, dansaient devant le malade. Les masques sont utilisés pour établir une connexion avec le démon qui, défié et forcé d’accepter une offrande du patient, devra quitter son corps.

Les habitants de l’est de la Malaisie expliquent aussi la souffrance et la maladie par l’agissement de mauvais esprits qui, offensés, s’attaquent à l’esprit de la personne. Même si un grand nombre de la population est devenue musulmane, une minorité continue de consulter les esprits lorsqu’ils tombent malades. Un expert identifie l’esprit et en fait le portrait sur du bois. Une personne respectée est ensuite choisie pour appeler le démon à quitter l’esprit du patient pour rejoindre le portrait, qui sera ensuite conduit dans la forêt, la rivière ou la mer, suivant le foyer présumé du démon.

         Parmi le peuple Huichol au Mexique, les shamans sont responsables du bien-être de la communauté. Leur devoir est de s’occuper des rituels, de chanter les chansons sacrées et d’organiser les offrandes. Tout ces rituels aident à protéger et restaurer l’équilibre délicat entre le monde des vivants et celui des esprits, ainsi que celui de la Nature.

 

         Les shamans d’Afrique centrale et du sud utilisent quand à eux des objets en or pour faire le voyage jusqu’au monde des esprits. Ces objets sont taillés pour obtenir la forme d’un animal censé représenter le shaman et le protéger durant son voyage.

Bien que l’humanité soit composée de multiples communautés et populations de tout genres, tous ont un point commun : survivre et tenter de trouver des réponses sur la question de la mort, chacun à sa manière et de divers façons.

Corentin

 

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